En
1925, le pape Pie XI publiait l'encyclique Quas Primas, dans laquelle
il instituait la fête du Christ-Roi. Il voulait ainsi rappeler que
Notre-Seigneur devait régner non seulement sur nos cœurs, mais
aussi sur les sociétés humaines et condamnait le laïcisme des
États modernes, qui se répandait de plus en plus. De nos jours
notre monde moderne vit la sécularisation à outrance. Nos
contemporains vivent dans une société où Dieu est devenu
totalement absent. La situation s'est donc aggravée tout
particulièrement.
Articles, conférences, homélies Pour me contacter facilement mon mail est: monachev@yahoo.fr
samedi 24 novembre 2018
lundi 12 novembre 2018
La prière du cœur (7)
La pratique de la prière de Jésus (suite)
Souvent la pratique de la prière monologique, avec sa facilité et sa simplicité, nous procurera des états intérieurs caractérisés par la joie spirituelle, la lumière intérieure et la consolation de l'âme. On sait que sainte Thérèse d'Avila déconseillait aux âmes mélancoliques (nous dirions aujourd'hui dépressives) de pratiquer trop longuement la forme d'oraison qu'elle enseignait. Le danger d'une oraison discursive est en effet celui de se centrer sur son moi et d’aggraver ainsi son état de mal-être. Par contre, l'invocation du Nom divin nous décentre de nous-même et nous centre sur le Christ. Aussi la prière de Jésus est à conseiller comme chemin d'oraison à tous ceux, nombreux de nos jours, qui ont l'âme déprimée, abattue ou tourmentée.
jeudi 8 novembre 2018
La prière du cœur (6)
La pratique de la prière de Jésus (suite)
Je voudrais d'abord rappeler que si quelqu'un se trouve bien dans les méthodes classiques de méditation ou d'oraison discursive, comme celles enseignées par saint Ignace de Loyola, sainte Thérèse d'Avila ou saint François de Sales, il ne doit pas changer sa manière de faire. Il faut demeurer fidèle à la grâce que Dieu nous fait. De même, dans la vie monastique, il importe de rester fidèle à la lectio divina, à la rumination de la Parole, pour nourrir notre âme de la connaissance de ce Dieu que nous trouverons ensuite dans la prière. Dans ces méthodes classiques, il arrive parfois que l'on connaisse la sécheresse, l'aridité ou la désolation intérieure. A ce moment-là la prière de Jésus pourra être une roue de secours qui permettra de pratiquer une oraison fructueuse. En outre après une longue période de vie de prière, il arrive souvent qu'à un moment donné, on se trouve dans l'impuissance à méditer comme on le faisait auparavant, que même on ne puisse plus faire d'actes explicites de prière. Cette étape est bien connue des auteurs qui ont disserté sur l'oraison mentale. C'est alors le signe que Dieu nous appelle à une oraison beaucoup plus simple, ce qu'au XVIIe siècle, on appelait l'oraison de simple regard, une oraison où le silence prend la première place et où on se contente d'une attention aimante à la divine présence, sans plus faire d'acte explicite de prière. Dans cette situation, la prière de Jésus sera une voie excellente pour aller vers la prière silencieuse, car la brève répétition d'une formule, voire du seul nom de Jésus, sera la parole qui ne fera plus que nourrir un silence intérieur. On connaît la fameuse histoire du Père Chaffangeon, à Ars au temps du saint curé, qui restait en silence devant le tabernacle de longs moments et qui, à la question posée par le saint curé; "Mais que faites-vous donc lorsque vous êtes à l'église?", répondit: "Oh rien, monsieur le curé, je l'avise et il m'avise".
lundi 5 novembre 2018
La prière du cœur (5)
Venons-en maintenant à la pratique de la prière de Jésus, qui intéresse un certain nombre de gens aujourd'hui. Mais il y a une question préliminaire: faut-il pousser des chrétiens latins à adopter une forme de prière orientale? En fait la tradition de la prière monologique n'est pas spécifiquement orthodoxe, bien qu'elle soit la plus répandue en orient. Elle a existé aussi chez nous durant le moyen-âge et jusqu'au XVIIe siècle. Malheureusement à la fin de ce siècle-là, elle fut à tort assimilée au quiétisme et ainsi on n'en parla plus guère. Il suffit de lire à ce sujet tous les témoignages que le Père Gueullette, OP, rassemble dans son livre L'assise et la présence, chez Albin Michel.
samedi 3 novembre 2018
Le double commandement de l'amour, homélie
Tout
chrétien devrait connaître les actes de foi, d'espérance et de
charité, ainsi que l'acte de contrition, et les dire de temps en
temps. L'acte de charité en particulier a toute son importance, car
en le faisant, nous faisons un pas décisif pour orienter notre vie
selon le double commandement de l'amour, dont parle Jésus dans
l'évangile de ce dimanche. Ce double commandement résume toute la
loi de Dieu, les dix commandements donnés à Moïse. L'amour de Dieu
résume les trois premiers commandements : aimer Dieu et
n'adorer que lui, respecter son saint Nom, sanctifier le jour du
Seigneur. Et l'amour du prochain résume les sept commandements qui
suivent : honorer ses parents, ne pas tuer, ne pas faire
d'adultère, ne pas voler et ne pas mentir.
mercredi 31 octobre 2018
Histoire de l'exorcisme en Martinique avec Mgr Macaire
Voici une vidéo qui pourra éclairer ceux qui se posent des questions sur les exorcismes et prières de délivrance. L'enseignement de Mgr Macaire est basé sur une expérience personnelle et sur la théologie la plus sûre.
samedi 27 octobre 2018
Homélie, 30e dimanche année B, l'aveugle de Jéricho
L'aveugle
de Jéricho, qui mendiait au bord du chemin, se mit à crier au
passage de Jésus : « Jésus, Fils de David, prends pitié de
moi ». Et alors qu'on le rabrouait il criait de plus belle :
« Jésus, Fils de David, prends pitié de moi ». La prière de
ce malheureux consistait donc à répéter sans cesse la même chose.
De même le publicain dans le temple ne cessait de répéter :
« Ô Dieu, sois propice au pécheur que je suis ». Ces
deux exemples, l'aveugle de Jéricho et le publicain de la parabole
donnée par Jésus, sont à l'origine d'une forme de prière qu'on
appelle la prière monologique, et qui consiste à répéter sans
cesse la même petite formule. Jésus lui-même priera ainsi au
jardin des oliviers lorsqu'il répétera pendant des heures la même
chose : « Père, s'il est possible, éloigne de moi cette
coupe. Mais que ta volonté soit faite, et non la mienne ».
mercredi 24 octobre 2018
La prière du cœur (4)
La prière de Jésus
Un ouvrage traite particulièrement de la prière continuelle. Il s'agit de la Philocalie, recueil d'auteurs ascétiques, mystiques et monastiques orientaux, compilé au XVIIIe siècle et édité à Venise en 1782 par Nicodème l'hagiorite. On y trouve l'idée que la prière monologique remonte aux apôtres eux-mêmes, car cette forme de prière était voulue par le Seigneur lui-même. Cet anachronisme est significatif. En fait historiquement la prière monologique s'est développée dans un courant spirituel qui remonte aux pères du désert, comme Macaire et Evagre, et qu'on appelle l'hésychasme. Cette tradition va se fixer dans le moyen-âge byzantin.
lundi 22 octobre 2018
La prière du coeur (3)
Une voie vers la prière incessante

Mais comment maintenir une prière continuelle dans nos multiples activités? Et d'abord combien de temps devons-nous explicitement accorder à la prière actuelle dans nos journées? En soi, la prière habituelle devrait être constante, jour et nuit. C'est le but vers lequel il nous faut tendre. Mais la prière au sens courant de prière actuelle (réciter le chapelet, adorer le Saint-Sacrement, faire l'oraison mentale ou vocale…) ne peut se faire qu'à des moments limités et déterminés. Le bon sens le dit. A la question, il n'y a pas de réponse universelle. Tout dépend de nos devoirs d'état, qui expriment la volonté de Dieu sur nous. Voici à ce sujet ce que nous dit saint François de Sales: "Il nous faut aimer l'oraison, mais il la faut aimer pour l'amour de Dieu. Or, qui l'aime pour l'amour de Dieu n'en veut qu'autant que Dieu lui en veut donner, et Dieu n'en veut donner qu'autant que l'obéissance le permet" (Introduction à la vie dévote, 1ère partie, chap. 26).
dimanche 21 octobre 2018
L'Antéchrist, selon Mgr Fulton Sheen

Mgr
Fulton Sheen fut l’un des grands prédicateurs du 20e siècle. Nous avons déjà sur ce blog parlé de lui et de ce qu'il disait sur l'Antéchrist:
On peut aussi évoquer ici Wladimir Soloviev:
Au
cours d’une émission radiophonique du 26 janvier 1947, Mgr Fulton Sheen avait
expliqué les 12 moyens employés par l’Antéchrist - une figure du
Nouveau Testament - pour éloigner le plus possible de gens de
Dieu.
L'Antéchrist sera-t-il un personnage historique ou le symbole de mouvements de pensée qui règneront un jour sur la terre, ce qui semble avoir déjà commencé? Peu importe. Ce qui est certain c'est que la venue de l'Antéchrist sera le prélude au retour et à la victoire finale du Christ, Roi de gloire. Du moins ce que Mgr Fulton Sheen va nous dire pourra nous aider à faire un discernement dans l'actualité religieuse d'aujourd'hui!
jeudi 18 octobre 2018
La prière du coeur (2)
Au chapitre 18 de saint Luc, Jésus donne une parabole sur la nécessité de prier sans cesse sans jamais se décourager: la parabole de la veuve et du juge inique. "Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et n'avait de considération pour personne…". Dans ce passage, la prière est mise en lien avec la foi. Il s'agit de ne jamais se décourager, d'insister et d'être même importun. Cette persévérance et cette obstination envers et contre tout dans la prière est fondée sur la foi en un Dieu qui aime et qui fait justice.
Plus loin, au chapitre 21 nous lisons de même: "Veillez donc et priez en tout temps, afin d'avoir la force d'échapper à tout ce qui doit arriver, et vous tenir debout devant le Fils de l'homme". Dans ce verset, la prière est plutôt en parallèle avec la vigilance. Il y est question de l'attente eschatologique du Seigneur dans la prière (ce qui d'ailleurs justifie la prière nocturne). La prière est donc nécessaire pour nous préparer à la tentation et la vaincre.
La prière du coeur (1)
Le Nouveau Testament nous invite en plusieurs passages à la prière incessante, qu'on peut aussi appeler la prière du cœur. A titre d'exemples, nous pouvons citer deux géants de la charité: l'abbé Pierre et sœur Emmanuelle du Caire. Parmi d'autres, deux traits leur sont communs: d'une part, durant toute leur vie, ils se sont consacrés aux autres et se sont engagés en faveur des pauvres et, d'autre part, la fin de leur vie fut vécue dans une prière incessante. L'abbé Pierre, dans le monastère où il s'était retiré, passait sa journée devant le Saint-Sacrement, dans l'adoration silencieuse. Quant à sœur Emmanuelle, elle égrenait sans cesse son chapelet, dans la contemplation des mystères du Christ et de la Vierge.
samedi 8 septembre 2018
La guérison du sourd-muet, homélie
Dans
l'évangile que nous venons d'entendre, on demande à Jésus, une
fois de plus, la guérison d'un malade ; ici il s'agit d'un
sourd-muet.
Nous
sommes tous d'une certaine manière face à Dieu des sourds-muets. Et
nous avons nous aussi besoin d'être guéris. Nous sommes sourds par
exemple, parce que nous ne voulons pas toujours entendre ce que Dieu
veut nous dire. Nous avons besoin de silence intérieur pour entendre
la voix de Dieu. Le manque de silence dans notre vie, le manque de
méditation, le manque de prière font que nous sommes
spirituellement des sourds et qu'au lieu d'être ouverts à la
volonté de Dieu, nous sommes prisonniers de notre volonté propre,
de nos rêves, de notre imaginaire et de nos passions.
jeudi 6 septembre 2018
Les jeunes, article pour la revue Radouga
Quelques
réflexions sur les jeunes d'aujourd'hui
Sur
le thème de la foi, la vocation et les jeunes, je voudrais vous
proposer quelques réflexions et pensées qui me tiennent à cœur.
Elles ne sont pas exhaustives mais mettent en lumière quelques
aspects importants de la situation actuelle.
Fécondité
et vocations
Le
signe de la présence du Saint-Esprit dans une personne, une
communauté ou une institution, c'est la fécondité. La troisième
personne de la Sainte Trinité est en effet l'éternelle fécondité
en Dieu. A l'origine, l'Esprit planait sur les eaux pour féconder la
création. Par exemple, si une communauté religieuse a des vocations
et si de nombreux jeunes la rejoignent, c'est bien parce que cette
communauté est féconde et que l'Esprit l'anime. Par contre une
communauté moribonde où depuis des années il n'y a plus aucune
entrée est probablement une communauté sans avenir et d'où
l'Esprit semble être sorti. Toutefois pour ces communautés,
l'avenir reste inconnu et une résurrection est toujours possible. On
a ainsi vu que l'arrivée d'un nouveau supérieur dans une communauté
qui semblait morte, un supérieur rempli de l'Esprit, amenait à
nouveau des vocations. On peut ici penser à la prophétie des
ossements desséchés qui reprennent vie, que nous trouvons dans le
prophète Ézéchiel : Alors il me dit : « Fils
d'homme, ces ossements pourront-ils revivre ? » Je
répondis : « Seigneur, c'est toi qui le sais ». Il
me dit : Prophétise sur ces ossements, tu leur diras :
Ossements desséchés, écoutez la Parole du Seigneur! Voici ce que
dit le Seigneur à ces ossements : Je vais faire qu'un esprit
entre en vous, et vous vivrez (Ez.
37, 3-5). Mais la règle générale est bien celle-là :
là où demeure l'Esprit, il y a fécondité, il y a vie. De même si
dans une paroisse naissent des vocations à la vie sacerdotale ou
religieuse, c'est le signe que cette paroisse est bien vivante.
lundi 13 août 2018
L'assomption homélie
Dans
l'orient antique, circulaient de pieuses légendes, des récits
apocryphes sur le départ de cette terre vers le ciel de la Mère de
Dieu, et elles sont reprises dans la deuxième homélie sur la
dormition de saint Jean Damascène. Ces traditions inspirent les
textes de l'office byzantin de ce jour ainsi que la grande fresque
de cette fête, que j'ai sous les yeux dans la nef de cette église.
Vous aurez tout loisir d'admirer cette fresque après la liturgie.
Marie,
dans les dernières années de sa vie, était revenue à Jérusalem
et elle passait son temps dans la prière et la contemplation en
visitant les lieux où son divin Fils avait opéré notre salut :
le cénacle, le chemin de la croix, le calvaire et le saint sépulcre.
Elle aspirait de plus en plus à rejoindre son fils dans le ciel et
elle sentit sa fin approcher.
samedi 11 août 2018
mardi 31 juillet 2018
Renaître d'en haut

jeudi 5 juillet 2018
Jésus guérit les malades et chasse les démons, homélie
Homélie pour le septième dimanche après la pentecôte dans le rite byzantin, où on lit l'évangile de la guérison de deux aveugles et d'un démoniaque muet (Matthieu 9, 27-35)
En
plusieurs passages, l’Évangile nous brosse un sommaire de
l'activité missionnaire de Jésus durant son ministère public. Il
nous est dit entre autres que Jésus guérissait des malades et
expulsait des démons. Par sa Croix et sa Résurrection, le Fils de
Dieu a vaincu le diable et le mal sous toutes ses formes. Jésus a
donné à ses disciples toute autorité et mandat de faire la même
chose que lui : guérir les malades et chasser les démons. Les
disciples sont donc appelés à communiquer aux hommes la victoire
que Jésus a acquise sur le mal, à communiquer la guérison et la
libération apportées par la rédemption acquise par Jésus, notre
seul Sauveur. De nos jours, cette réalité de la mission des
disciples du Christ est particulièrement vécue dans le cadre du
renouveau charismatique. Né dans le milieu protestant pentecôtiste,
ce renouveau a pénétré l’Église catholique, d'abord aux
États-Unis dans les années soixante du siècle dernier.
vendredi 29 juin 2018
L'apparition, film
L'apparition
est un film de Xavier Giannoli sorti cette année. Il traite d'un
sujet d'actualité dans l’Église d'aujourd'hui, celui des
apparitions mariales, vraies ou fausses d'ailleurs. Mais dans ce
domaine, on sait que la frontière entre le vrai et le faux est
souvent floue. Saint Jean de la Croix nous a appris excellemment
qu'un phénomène surnaturel peut venir de Dieu et être donc vrai du
point de vue de Dieu, mais qu'à cause des éléments humains
inhérents à ce phénomène, le faux peut se mêler au vrai, qu'il
faut donc une grande prudence et qu'il faut éviter toute opinion
tranchée face à ces phénomènes extraordinaires.
jeudi 28 juin 2018
Résurrection de la fille de Jaïre, homélie

lundi 25 juin 2018
L'heure est venue
L'heure
est venue : c'est le titre d'un livre que vient de publier
l'abbé Joël Guibert, aux éditions Pierre Téqui. L'auteur est un
prêtre du diocèse de Nantes, désormais détaché par son évêque
pour la prédication de retraites. Il a déjà écrit plusieurs
livres, par exemple sur la spiritualité du Cœur de Jésus, sur la
dévotion mariale selon saint Louis-Marie Grignon de Montfort, sur le
message de la Divine Miséricorde de sainte Faustine, ou sur la vie
dans le Saint-Esprit.
vendredi 8 juin 2018
Les douze promesses du Sacré-Coeur
Les douze promesses faites par Notre-Seigneur à sainte Marguerite-Marie en faveur des personnes qui ont une vraie dévotion à son divin Cœur:
1. Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires dans leur état
2. Je mettrai la paix dans leurs familles
3. Je les consolerai dans toutes leurs peines
4. Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort
5. Je répandrai d'abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises
6. Les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l'océan infini de la miséricorde
7. Les âmes tièdes deviendront ferventes
8. Les âmes ferventes s'élèveront rapidement à une grande perfection
9. Je bénirai les maisons où l'image de mon Cœur sera exposée et honorée
10. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis
11. Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Cœur et il n'en sera jamais effacé
12. Dans l'excès de la miséricorde de mon Cœur, son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis du mois, neuf fois de suite, la grâce de la persévérance finale
samedi 19 mai 2018
La grâce du Saint-Esprit
Voici quelques extraits intéressants du Catéchisme biblique, traduction d'un catéchisme allemand, publié au Cerf en 1958.
L'Esprit-Saint qui est descendu sur les apôtres et les disciples à la Pentecôte est vrai Dieu comme le Père et le Fils. C'est pourquoi il est adoré et glorifié de la même manière que le Père et le Fils.
jeudi 5 avril 2018
Homélie pour le dimanche de la miséricorde

L'évangile que nous
avons entendu nous parle justement de ce mystère. Jésus envoie ses
disciples, en leur donnant le Saint-Esprit, afin qu'ils aillent dans
le monde, vers les hommes, leur apporter le pardon des péchés.
C'est donc le soir de la résurrection que Jésus a institué le
sacrement de la réconciliation, le sacrement du pardon et de la
miséricorde.
mercredi 28 mars 2018
Pâques, homélie pour la messe du jour
Frères
et sœurs, les Évangiles témoignent de la foi de l’Église, de la
communauté chrétienne, en la résurrection du Seigneur Jésus, de
sa victoire totale et définitive sur la mal et la mort. Ce
témoignage s’articule sur trois éléments qui se combinent entre
eux et qui ont chacun leur importance propre : le tombeau vide,
les apparitions du Seigneur ressuscité, le témoignage des
Écritures, en particulier des prophètes et des psaumes.
Vendredi-Saint, homélie

Nietzsche a
été jusqu'à dire que Jésus à ce moment terrible avait perdu la
foi et avait compris que sa mission n'était qu'une illusion. Nous ne pouvons pas être d'accord avec cette manière de voir les choses. Car après ce cri de détresse de Jésus, il y a sa dernière parole: Père, en tes mains je remets mon esprit. Oui,
le cri de Jésus, se sentant abandonné, nous scandalise, et pourtant il est là mystérieusement.
mardi 27 mars 2018
La messe, sacrifice de réconciliation, article pour Radouga
La messe, sacrifice de
réconciliation
Le Christ, notre
réconciliation dans l'eucharistie
Par
sa mort sur la Croix, Jésus-Christ a réconcilié l'humanité avec
le Père et aboli les séparations entre les hommes en détruisant le
mur de la haine. Il a ainsi apporté la paix véritable à
l'humanité. Ce sacrifice de réconciliation et de paix est rendu
présent en chacune de nos messes. Il y a une identité substantielle
entre le sacrifice de la Croix et celui de la messe. La victime
propitiatoire et le prêtre sont la même personne : celle du
Christ. Seul le mode d'offrande est différent : le sacrifice
est sanglant sur la Croix, il est non sanglant à la messe.
C'est
l'âme en paix, réconciliée, que nous devons participer à la
messe. Dans la liturgie de saint Jean Chrysostome, la grande litanie
de la paix qui commence la liturgie débute par ces mots : En
paix, prions le Seigneur. Cela
indique bien dans quel esprit nous devons prier à la messe.
La prière de saint Ephrem, conférence, seconde partie
Comme dit St
Paul : « Satan se déguise en ange de lumière » et
on peut prendre des choses comme venant de Dieu alors qu’elles ne
viennent pas du tout de lui et s’emballer.
Il y a
parfois des pensées de montée vers une certaine perfection mais qui
peuvent être des tentations.
Il n’y a
pas très longtemps, j’espère ne pas trahir un secret, un monsieur
me disait qu’il était en train de prier et qu’il avait eu cette
pensée, apparemment tout à fait excellente en disant son chapelet,
qu’il devait faire une chose très dure, très exigeante.
En faisant
un discernement et en posant des questions, je l’ai détrompé en
lui disant que cette pensée ne venait pas de Dieu. Ce n’est pas
parce que vous priez que toutes les pensées viennent de Dieu. On
peut très bien avoir en priant et il faut le savoir, dans le combat
de la prière, des pensées mauvaises. Ce serait trop simple, il faut
un discernement après coup à chaque fois. Ce n’est pas parce que
l’on s’est senti appelé à faire telle chose en priant que c’est
nécessairement de Dieu. L’art du discernement est difficile et à
partir du moment où l’on avance dans la vie spirituelle il faut
souvent recourir aux conseils d’un maître spirituel. On peut très
facilement tomber dans l’illusion et se casser la figure.
La prière de saint Ephrem, conférence, première partie
Voici une conférence que j'ai faite récemment aux oblats du monastère de Chevetogne sur la prière de saint Ephrem. J'ai gardé le style oral de ce texte.
Le Père
Philippe m’a demandé de vous parler de la prière de St Ephrem,
bien que je ne sois pas un byzantin ici, si ce n’est que je vais de
temps en temps aux offices comme vous le savez et puisque au moins le
dimanche, le samedi soir et une fois dans la semaine au moins, nous
allons tous à l’église byzantine.
Je
vais donc essayer de vous en parler. Alors, la prière que l’on
appelle de Saint Ephrem, d’après les historiens, elle n’est
probablement pas de Saint Ephrem lui-même parce que l’on a
seulement des versions en grec ou en vieux slave. Alors que Saint
Ephrem était un père de l’église du 4ème
siècle qui écrivait en syriaque, il n’était ni un père latin ni
un père grec mais un père oriental. A l’époque tout cela faisait
une seule et même Église, il n’y avait pas encore les séparations
qu’il y a maintenant. On pense donc que ce n’est pas lui qui l’a
écrite mais plutôt que cela fait partie d’une tradition, d’un
corpus de textes qui se réclament de lui. Comme c’est souvent le
cas dans l’antiquité, à partir du moment où quelqu’un avait
une certaine aura, on mettait sur son compte des textes dans le genre
de sa pensée.
Enfin, on
l’appelle la prière de Saint Ephrem. Elle n’est pas très longue
et c’est une prière qui est utilisée dans le rite byzantin
uniquement en Carême, elle est vraiment typique du Carême. Bien
sûr, elle peut être utilisée dans la prière personnelle pendant
le temps de Carême parce qu’elle exprime un peu la pénitence du
Carême mais elle est utilisée dans la liturgie.
vendredi 2 mars 2018
Novitiate, film
Un film américain
récent, Novitiate, de Margaret Betts, vaut la peine de
quelques commentaires. On est embarrassé quand on désire comprendre
les intentions profondes des réalisateurs. S'agit-il d'un film de
plus pour salir le catholicisme ? Certains le comprendront
ainsi. Cependant les quelques textes qui terminent le film, juste
avant le générique, sur l'hémorragie dans les communautés
religieuses féminines des années Soixante (des dizaines de milliers
de religieuses ont quitté leur communauté aux États-Unis après le
concile) permettent une interprétation différente.
L'argument du film est le
suivant : Une jeune fille de 17 ans, Cathleen (Margaret
Qualley), fille d'une mère agnostique, ressent depuis son
adolescence le désir très fort de ne vivre que pour l'amour de
Dieu. Elle entre dans une communauté contemplative très stricte où
l'on vit cet idéal de la religieuse comme épouse de Jésus-Christ.
vendredi 16 février 2018
Le Christ au désert, homélie
Jésus après
son baptême s'est rendu au désert. Dans le jeûne il s'est préparé
à sa mission publique. Il a certainement longuement prié et vécu
dans l'intimité de son Père. Il a aussi affronté Satan et a
triomphé des tentations et des suggestions diaboliques. En ce
carême, nous sommes invités à aller au désert en compagnie du
Christ pour y rencontrer Dieu et vaincre les forces du mal.
D'abord ce
carême est un temps où nous devons revenir à Dieu de tout notre
cœur. Le carême est le temps liturgique par excellence de la
retraite de l’Église. Voici ce qu'on peut lire dans le prophète
Osée : Maintenant je vais la séduire ; je la conduirai
au désert et je parlerai à son cœur. Dieu
ici parle à son peuple, personnifié par l'épouse infidèle. Le
carême doit être pour chacun d'entre nous un temps de solitude et
de silence. Nous devons passer ce temps dans la solitude de la
prière, un cœur à cœur avec le Seigneur. Nous devons cultiver le
silence intérieur afin d'entendre la voix de Dieu qui nous parle au
plus intime de notre conscience. Le cardinal Sarah, venu visiter
récemment notre pays, a écrit un livre intitulé La Force
du silence. Si nous ne savons
pas faire taire en nous toutes les voix du monde et de la chair, nous
ne serons pas capables de communier avec Dieu dans l'écoute de sa
Parole. Or c'est ce que Dieu veut pour nous, que nous puissions
l'entendre nous dire l'essentiel, l'éternel. Cet essentiel est qu'il
nous aime et veut nous donner le vrai bonheur, la vraie vie, la vie
éternelle. Et qu'il attend de nous en retour notre amour et notre
fidélité.
jeudi 1 février 2018
Chandeleur, homélie prononcée en 2014
La fête de ce jour a reçu plusieurs dénominations,
qui toutes évoquent un aspect essentiel du mystère célébré. Dans
la tradition liturgique grecque, on parle de l'hypapante, mot grec
qui signifie la rencontre, rencontre entre Jésus et Siméon, mystère
de Dieu qui vient à la rencontre de son peuple. La liturgie latine
parle de présentation du Seigneur au Temple: au début de sa vie,
Jésus s'offre à son Père, pour le salut du monde, et il le fait
par les mains de sa mère. On parle aussi de la Purification de
Notre-Dame, pour rappeler que la sainte famille a observé les rites
de purification, prévus par la loi mosaïque pour une femme qui a
enfanté. Grand mystère: celui qui a donné la loi à Moïse sur le
Sinaï se soumet lui-même à la loi et démontre ainsi qu'il veut
vraiment partager la vie religieuse de son peuple. On parle enfin de
chandeleur, pour rappeler que le Christ est la lumière qui brille
dans nos ténèbres humaines.
samedi 27 janvier 2018
Réflexions sur l'unité des chrétiens
En conclusion de la semaine de prière pour l'unité des chrétiens, le père Jean Geysens, moine de Chevetogne, a fait part de ses réflexions à sa communauté monastique, par une causerie dont nous avons le plaisir de vous donner le texte.
Le
passage de l'évangile proposé pour ce dernier jour vient de Jean
17. Il y a un beau petit n° du Catéchisme de l'Eglise Catholique à
cet égard : Dans cette prière Pascale, sacrificielle, tout
est récapitulé en Lui : Dieu et le monde, le Verbe et la
chair, la vie éternelle et le temps, l'amour qui se livre et le
péché qui le trahit, les disciples présents et ceux qui croiront
en Lui par leur parole, l'abaissement et la gloire. Elle est la
prière de l'Unité (n° 2748).
Précisément : de quelle unité s'agit-il dans la prière dite
sacerdotale du Christ, cité très souvent en contexte œcuménique ?
Jusqu'aux premières décennies du XXème siècle, ces paroles
(surtout le vs. 21) ont été comprises surtout comme une prière
pour l'union de l'homme avec Dieu. Il s'agit d'une unité qui
s'enracine en Dieu. Etre ancrés, enracinés, en Dieu, ainsi est la
préoccupation principale de Jésus dans cette partie du discours
d'adieu. L'unité entre les hommes et entre les disciples en
particulier ne pourra devenir effective que si elle est basée sur ce
qui est essentiel dans la foi, à savoir : l'union à Dieu, qui
est la condition pour arriver à l'unité en Dieu.
mercredi 3 janvier 2018
Épiphanie homélie
Le Bon Dieu
a voulu que les mages viennent à la crèche. Il les a appelés et
conduits miraculeusement. Des mages païens, à la suite des bergers
de la nuit de Noël, qui eux étaient juifs. Ainsi le divin Messie
est né non seulement pour les juifs mais aussi pour tous les peuples
de la terre. Le Bon Dieu veut être connu et aimé de tous les
hommes. Aucun n'est exclu. L'épiphanie est une fête qui nous
rappelle l'importance de l'évangélisation. Pensons à tous les
peuples de l'Asie, Chine, Indes et Japon, qui ne connaissent pas
encore le Christ. Petit à petit, ils vont s'ouvrir au message de
l’Évangile. Pensons aussi aux musulmans. Il y a maintenant des
musulmans qui se convertissent au Christ. Plutôt que d'avoir peur
des islamistes, nous devrions courageusement annoncer Jésus-Christ
et son message de paix et d'amour. Un chef religieux musulman en
Algérie se plaignait à un prêtre catholique : pourquoi ne
nous parlez-vous pas davantage du Christ ? Il y a une soif de
découvrir Jésus-Christ chez plus de musulmans qu'on le croit.
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