vendredi 13 juin 2025

Homélie pour la Saint Antoine, prêchée dans sa chapelle à Chevetogne, le 13 juin 2025

 


« L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction pour porter la Bonne Nouvelle aux pauvres. » (Luc 4,18)

Frères et sœurs bien-aimés,

Aujourd’hui, l’Église célèbre avec joie saint Antoine de Padoue, un des saints les plus populaires et aimés du peuple chrétien. Et ce n’est pas sans raison. Antoine attire par sa douceur, sa proximité, et surtout par sa parole : une parole claire, lumineuse, enracinée dans la vérité de l’Évangile. Il est un véritable témoin de l’action du Saint-Esprit dans le cœur de ceux qui se laissent transformer.

1. Un homme saisi par l’Esprit

Antoine n’était pas seulement un prédicateur habile. Il était un homme rempli de l’Esprit de Dieu. Comme Jésus dans l’Évangile que nous venons d’entendre, Antoine pouvait dire : « L’Esprit du Seigneur est sur moi… » C’est l’Esprit Saint qui l’a poussé à quitter le confort de sa communauté d’origine pour suivre l’appel missionnaire, jusqu’à l’Italie, jusqu’à l’âme des foules qu’il rencontrait.

Sa parole n’était pas la sienne : elle venait d’en haut. C’est pour cela qu’elle touchait les cœurs, même les plus endurcis. Là où certains voyaient des gens simples, sans instruction, lui voyait des frères et sœurs assoiffés de la vérité. Et il savait que le vrai prédicateur ne parle pas pour briller, mais pour édifier.

mardi 10 juin 2025

La Sainte Trinité

 Homélie du Père Ugo Zanetti pour la Sainte Trinité




Selon la tradition byzantine, le jour de la Pentecôte, où nous commémorons la descente du Saint Esprit sur les Apôtres réunis au Cénacle, est aussi celui où l’on célèbre la Trinité (ce que l’Église d’Occident fait le dimanche suivant). En effet, avec la venue du Saint Esprit, la Révélation est complète : Jésus, le Fils unique du Père, nous a fait connaître ce Père qui est totalement invisible, et l’Esprit Saint envoyé par Jésus sur ses Apôtres, donc en fait sur l’Église tout entière, achève pour nous, êtres humains, la révélation de Dieu.

Mais qu’est-ce que la Trinité ? À nos yeux, cela semble être soit une absurdité, car nous savons bien que 3 et 1 sont différents, soit un blasphème contre l’unicité de Dieu — ce que les Juifs et les Musulmans reprochent justement au Chrétiens, « d’adorer trois dieux », disent-ils. Mais cela montre tout simplement que ceux qui nous font ces reproches prennent les mots comme s’il s’agissait de choses terrestres. Pour éviter ce genre d’interprétation déformée, les Chrétiens arabes disent le plus souvent : « Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, Dieu unique ».

Oui, la Trinité est un « mystère », ce qui veut dire que nous ne pouvons pas la comprendre parce que nous n’avons pas l’expérience de ce dont il s’agit, nous ne pouvons que l’évoquer par des images et des comparaisons. Notre intelligence humaine ne peut pas atteindre ce dont elle n’a pas l’expérience. Mais nous pouvons essayer d’approcher, par analogie, ce que les mots veulent dire ; le reste sera laissé à la prière personnelle de chacun d’entre nous.

Et pour commencer, rendons-nous compte que nous ne pouvons pas davantage comprendre vraiment le mot « Dieu ». En général, on le définit plus ou moins négativement : Dieu est celui qui possède toutes les qualités et n’a aucune des limites qui sont les nôtres, à commencer par le fait d’être lié à l’espace-temps. Dieu n’a ni matière ni temps, nous disons qu’il « un pur esprit » et qu’il est « éternel », mais ces mots mêmes peuvent nous piéger, car pour nous « un esprit n’a ni chair ni os » (cf. Lc 24,39) ; toutefois, cela reste une abstraction dont nous n’avons pas d’idée concrète : qui a jamais vu un esprit ? Et quand nous parlons de l’éternité, nous pensons à ce qui n’a ni commencement ni fin, mais notre expérience terrestre ne nous permet pas de savoir au juste ce que cela signifie, car d’une part notre intelligence ne peut pas penser ce qui n’a pas de commencement, et d’autre part « n’avoir pas de fin » signifie pour nous un prolongement indéfini. Cela ne correspond pas à l’éternité de Dieu.

C’est justement là qu’intervient la Révélation : Dieu s’est fait connaître parce qu’il l’a voulu ainsi, mais en même temps il ne pouvait se faire connaître à nous qu’en employant des images qui nous paraissent familières. Ainsi, quand Dieu se révèle à Moïse dans le buisson ardent, il dit « Je suis celui qui suis » (Ex 3,14). Nous pouvons comprendre que Dieu « est », mais en même temps la portée exacte de ces mots reste pour nous mystérieuse, car dans notre expérience « être » signifie « être dans un temps et dans un lieu ». Et quand Jésus répond aux Juifs « Avant qu’Abraham fût, je suis » (Jn 8,58), il transpose en paroles humaines, temporelles, une réalité qui ne peut qu’échapper à notre expérience, celle de l’éternité.

Il en va de même de la Révélation de la Trinité. Lors du baptême par Jean-Baptiste, le Père dit à Jésus : « Tu es mon fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute ma complaisance » (Lc 3,22), et de son côté Jésus se présente comme le Fils du Père (« mon Père et moi sommes un » Jn 10,30 — « afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi » Jn 17,21), mais il est bien clair que les mots de « Père » et « Fils » n’ont pas ici le sens que nous leur donnons dans la conversation courante : le Père « engendre éternellement » le Fils sans qu’il y ait de mère ni de naissance, et bien sûr ni temps ni matière ! De même, si l’Esprit Saint se manifeste sous forme d’une colombe (Lc 3,22) ou de langues de feu (Ac 2,3), il est tout aussi clair que l’Esprit est totalement immatériel, comme l’évoque justement le nom qu’on lui donne, celui d’Esprit, en grec Pneuma, un mot qui signifie tout à la fois l’esprit, le souffle et le vent, comme Jésus l’a évoqué dans son entretien avec Nicodème (« Le vent souffle où il veut; et tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d'où il vient, ni où il va » Jn 3,8) — et si le vent terrestre est néanmoins bien matériel, comme nous l’apprennent les météorologues, l’Esprit saint, lui, est absolument insaisissable, ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas, mais qu’il existe de manière absolue, en lui-même et par lui-même, indépendamment du temps et de la matière.

Alors pourquoi Jésus a-t-il choisi ces mots pour nous révéler qui est Dieu ? Parce qu’il ne pouvait pas faire autrement que d’employer des images qui évoqueraient notre expérience humaine, et que nous pourrions, jusqu’à un certain point, comprendre par analogie. Nous savons ce qu’est une famille, que sur terre l’on ne peut être père ou mère que s’il y a des enfants. Autrement dit, les membres d’une famille sont ce qu’ils sont parce que les autres membres de la famille existent, ils sont inter-dépendants en tant que membres de cette famille, et en même temps chaque membre de la famille est une personne autonome, qui a son existence propre. Et cela nous dit quelque chose de Dieu : les trois Personnes de la sainte Trinité sont des personnes bien distinctes, mais en même temps elles sont inter-dépendantes : le Père n’est le Père que parce qu’il y a le Fils, et l’Esprit est l’esprit du Père et du Fils, mais en même temps — et contrairement à ce qui est le cas pour une famille humaine — cette inter-dépendance est en même temps une liberté absolue, dans une seule volonté : toutes les actions de Dieu sont l’oeuvre commune des trois Personnes, même si une seule d’entre elles l’exerce. Seule la deuxième Personne, le Fils, s’est incarnée et est devenue homme pour nous sauver, mais c’est Dieu en tant que tel, les trois Personnes de la Trinité, qui veut sauver l’humanité.

Qu’est-ce qui fait donc ce lien absolu entre les trois Personnes ? Comment sont-elles ainsi à la fois « un » et « trois » ? Dieu nous a donné la réponse dans l’Écriture : « Dieu est amour » (1 Jn 4,8.16). Mais le mot « amour » est bien sûr à prendre ici dans son sens le plus fort possible, au sens absolu comme Dieu est absolu. Pour les hommes, l’expérience nous apprend, hélas, que l’amour peut être bien fragile, qu’il n’est jamais tout à fait libéré d’une recherche de soi, que le pur don de soi qu’il devrait être se heurte bien souvent à nos limites humaines. Pour Dieu, en revanche, l’amour répond à la définition qu’en a donnée Jésus : « Personne ne peut avoir un plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15,13) — et c’est exactement ce que Jésus a fait. Et cette vérité ne vaut pas que pour Jésus : chaque Personne de la Trinité se donne totalement et sans aucune réserve pour les deux autres, et c’est bien cela qu’est Dieu : pur amour, don total et absolu (en fait l’exact contraire de ce que les êtres humains ont imaginé quand ils ont « créé leurs dieux », auxquels ils ont attribué une toute-puissance mise au service d’eux-mêmes : ce sont exactement là les « baals », les faux dieux que la Bible critique avec une telle force, ces idoles qui détournent l’homme de la vérité et l’amènent à adorer l’argent, la puissance et, en définitive, de n’être au service que de soi-même.Mais n’oublio

Mais n’oublions pas que nous sommes créés à l’image et la ressemblance de Dieu (Gen 1,26s) ! donc mieux comprendre, dans la mesure de nos moyens, qui est Dieu, nous permet de mieux comprendre qui nous sommes et comment donner sens à notre vie ! En nous commandant de nous aimer les uns les autres (Jn 13,34. 15,13. 15,17), Jésus nous révèle quel est le sens de notre vie, comment nous pouvons devenir pleinement ce que nous sommes. Si nous nous en écartons, nous faisons fausse route, comme « la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf » dans les fables de La Fontaine… et qui a éclaté !

Mais il y a plus encore dans les paroles de Jésus. Dimanche dernier, nous avons lu le passage que l’on appelle « la prière sacerdotale de Jésus », Jn 17,1-26. Jésus y demande explicitement au Père de nous donner la vie éternelle, et précise encore : « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jn 17,3). Autrement dit, pour nous les hommes qui sommes insérés dans l’espace et le temps, connaître Dieu, c’est entrer dans la vie éternelle. Et certes nous ne pouvons pas le faire d’un coup : c’est une démarche qui durera toute notre vie, et qui trouvera son aboutissement le jour de notre mort terrestre, ce jour où l’on pourra dire, comme Thérèse de l’Enfant-Jésus, « Je ne meurs pas, j’entre dans la vie ». C’est ce à quoi Jésus nous appelle : nous approcher de plus en plus de Dieu pour mieux le connaître.

Nous avons dit qu’il n’est pas possible à l’être humain de connaître Dieu, de comprendre le mystère de la Trinité. C’est vrai aussi longtemps qu’il s’agit de connaître avec notre intelligence humaine, avec notre cerveau de chair. Mais nous pouvons le faire avec notre coeur ! C’est ce qu’ont fait tous les saints, et en particulier les mystiques qui ont parlé de la Trinité : il ne s’agit pas d’un raisonnement, mais d’une communion d’amour. Et à cela nous sommes tous appelés. Dans la mesure même où nous établirons un lien d’amour de plus en plus fort avec Dieu, par la prière et par toute notre manière de vivre, nous comprendrons de plus en plus ce qu’est Dieu, et nous mettrons aussi en pratique dans notre propre vie ce lien avec tous nos frères et soeurs humains, nous comprendrons de mieux en mieux ce qu’est l’unité des trois Personnes divines dans la totale distinction de ces personnes, comme Jésus l’a demandé au Père dans cette même « prière sacerdotale » : « afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi, afin qu'ils soient, eux aussi, un en nous » Jn 17,21). À l’instar des Personnes divines à l’image desquelles nous sommes créés, nous serons de plus en plus unis tout en devenant chacun de plus en plus nous-même. Et lorsque l’heure sera venue pour nous, nous serons prêts, avec la grâce de Dieu et le salut que Jésus nous a donné, à entrer dans la communion éternelle des trois Personnes divines.

Que Dieu nous donne la grâce de réaliser chaque jour davantage cette communion, qui seule peut nous donner la vie en plénitude.


mercredi 24 juillet 2024

La guérison de l'enfant épileptique


L'évangile de ce dixième dimanche après la pentecôte nous rapporte une fois de plus une guérison opérée par Notre Seigneur Jésus-Christ, celle d'un garçon épileptique. Pour parler des miracles de Jésus, les évangiles n'utilisent jamais le terme grec "Terata", qu'on pourrait traduire par prodige extraordinaire.  Jésus a refusé de tels prodiges. Car pour Lui, la foi doit rester un acte libre. Le miracle n'est donc pas une preuve absolue qui nous contraindrait à admettre la véracité du christianisme, à la manière d'une preuve mathématique ou scientifique. Pour parler des miracles les évangiles parlent d'actes de puissance ou de signes. Ces derniers provoquent l'étonnement et l'admiration et nous appellent à librement mettre notre confiance en Dieu et en son Christ.

Cette guérison, les disciples n'ont pu la produire. Il a fallu que Jésus intervienne personnellement. Ce fait nous indique que c'est toujours le Seigneur qui opère. Saint Pierre le rappellera, lors de la guérison d'un impotent, au début des Actes des Apôtres: Ce n'est pas notre piété personnelle qui a fait cela, mais la puissance du Nom de Jésus, ressuscité d'entre les morts. 

Cette guérison, Jésus l'accomplit instantanément par sa seule parole. Il était nécessaire au début de la prédication évangélique, que les signes donnés soient puissants, afin de faciliter une adhésion à la fois libre et raisonnable à la personne du Sauveur. Maintenant le Christ encore nous guérit, si nous le prions avec foi, mais la plupart du temps, il le fait petit à petit, afin que notre prière soit humble, confiante et persévérante. Il nous guéri parfois  de nos maladies corporelles, si cela est utile à notre salut, mais surtout il nous guérit toujours des maladies de l'âme, car nous devons d'abord rechercher le Royaume de Dieu et sa justice et le reste nous sera donné par surcroît. 

Dans la détresse, l'angoisse, la tentation, la souffrance, dans n'importe quelle situation où nous avons besoin de Dieu pour être sauvés, il faut crier vers le Seigneur. La solution se fera sans doute attendre mais elle finira par se produire. Dès le premier instant  où on crie vers Lui, le Seigneur commence à agir pour nous acheminer vers la solution la meilleure, et qui n'est pas nécessairement celle que nous souhaitons.

En chassant de l'enfant épileptique un démon, le Christ nous donne un signe de la venue du Royaume. Sa résurrection d'entre les morts sera en effet sa victoire sur toutes les forces du mal, dont la plénitude finale aura lieu lors de son retour dans la Gloire à la fin des temps.

Jésus après ce miracle annonce en effet sa future passion, sa mort et sa résurrection. Si le Seigneur a accompli des signes de la venue du Royaume durant son ministère: guérisons, expulsions de mauvais esprits, pardon des péchés, ces signes ne sont rien, en regard du Grand signe que sera le don total de sa vie par amour pour l'humanité, un sacrifice qui sera agréé et confirmé par sa glorieuse résurrection, qui répandra sur l'univers entier la miséricorde infinie de Dieu et la vie éternelle. C'est tout cela que chaque dimanche nous célébrons dans la Divine liturgie, c'est la divine victoire à laquelle nous allons prendre part par la sainte communion.

(Homélie pour le dixième dimanche après la pentecôte dans le rite byzantin)

vendredi 12 mai 2023

Baptême d'un enfant célébré le 13 mai 2023

 


Aujourd'hui, nous célébrons le baptême d'un enfant et nous nous rappelons les paroles de Jésus lorsqu'il a dit: "Laissez venir à moi les petits enfants, car le royaume de Dieu est à eux."

Ces paroles de Jésus nous rappellent l'amour inconditionnel de Dieu pour tous ses enfants, grands et petits. Dieu ne fait pas de distinction entre les riches et les pauvres, les grands et les petits, les forts et les faibles. Il accueille tous ses enfants avec une tendresse infinie.

Le baptême est une occasion spéciale pour nous de rappeler que nous sommes tous les enfants bien-aimés de Dieu. En nous plongeant dans l'eau du baptême, nous sommes purifiés de nos péchés et nous sommes renouvelés dans la grâce de Dieu.

En ce jour, nous accueillons avec joie ce petit enfant dans la communauté chrétienne et nous lui offrons notre amour et notre soutien. Nous prions pour qu'il grandisse en connaissance et en sagesse, et qu'il trouve toujours sa place dans le royaume de Dieu.

Que ce baptême soit le début d'une vie de foi remplie de paix, de joie et d'amour pour cet enfant et pour nous tous.


lundi 6 juin 2022

Octave de la pentecôte

 


Le jour de la pentecôte, dans le rite byzantin, nous fêtons la Sainte Trinité. Et le lundi, nous fêtons le Saint-Esprit. En nous quittant à l'ascension, Notre-Seigneur Jésus-Christ ne nous a pas laissés orphelins : Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde. Il nous a promis la venue du Saint-Esprit, Esprit de vérité et de force, Esprit consolateur. Malgré les persécutions et les crises internes qui ont jalonné son histoire, l’Église est bâtie sur le roc et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle.

jeudi 31 mars 2022

Controverse sur la consécration faite par le Pape


 

Le théologien néerlandais Hendro Munsterman, sur son compte Twitter, a émis les plus nettes réserves sur l'acte de consécration de l'Ukraine et de la Russie au Cœur Immaculé de Marie, accompli par le Saint-Père, il y a quelques jours. Je crois utile de répondre à ses principales objections, sachant qu'il peut y avoir une part de vrai dans ses propos.

jeudi 24 mars 2022

Annonciation 2022

 


En ce jour, notre Saint-Père le pape François, ainsi que de nombreux évêques de part le monde, vont consacrer la Russie au Cœur Immaculé de Marie, ainsi que l'Ukraine, qui est le berceau historique de la Russie chrétienne, avec le baptême de saint Vladimir en 988. En italien un tel acte de consécration se dit affidamento, ce qui veut dire une remise confiante d'une situation problématique entre les mains de Notre-Dame, Mère de miséricorde qui intercède pour ses enfants auprès de son divin Fils. L’Église en ce jour va donc prier pour qu'adviennent la conversion des cœurs et cette paix universelle, à laquelle tous les peuples aspirent. Et ce jour de l'annonciation est tout indiqué pour un tel acte, puisque en cette fête nous commémorons l'annonce du salut de l'humanité, par l'incarnation du Prince de la Paix.

mardi 15 mars 2022

La Conversion de la Russie

 


L'actualité nous incite à reparler de Fatima. Rappelons d'abord ces paroles de notre Mère du Ciel le 13 juillet 1917 : Le Saint-Père me consacrera la Russie, qui se convertira et un temps de paix sera donné au monde. Saint Jean-Paul II a fait en 1984 une consécration du monde à la Sainte Vierge et celle-ci a été faite aussi dans l'univers entier par les évêques. Une question demeure discutée : a-t-il fait une mention implicite de la Russie dans sa manière de s'exprimer ? En tout cas, en 1989, le mur de Berlin cesse d'exister, et deux ans plus tard l'URSS s'effondre. Est-ce là une première réponse du ciel ? Il me semble que oui.

samedi 12 mars 2022

Homélie 2ème dimanche du carême année C

 


Jésus emmène trois de ses apôtres sur une montagne pour prier. Cette montagne fut le Thabor ou l'Hermon. Jésus aimait passer de longs moments dans la prière, et en particulier il aimait prier durant la nuit. La prière durant la nuit permet en effet plus de silence, de calme et de recueillement. Dom Helder Camara se levait chaque nuit à deux heures et passait le reste de la nuit dans la prière et la méditation. Il se reposait ensuite un petit peu avant de célébrer la messe. La transfiguration eut lieu sans doute pendant la prière nocturne du Christ, puisque, nous dit saint Luc, les trois disciples dormaient, comme ils dormiront durant l'agonie de Jésus au jardin des oliviers. Les trois sans doute s'éveillèrent à cause d'une lumière surnaturelle qui les entourait.

samedi 12 février 2022

Homélie 6e dimanche année C


 Ce dimanche, l'épître de saint Paul nous rappelle ce qui est au centre de notre foi mais aussi au centre de notre espérance. Au centre de notre foi, il y a le fait que Jésus-Christ est ressuscité des morts. Au centre de notre espérance, il y a cette conviction que les morts ressusciteront et cette certitude que nous sommes destinés à une vie éternelle. C'est ce que nous proclamons dans le credo: Il ressuscita le troisième jour conformément aux Ecritures. J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir.

mardi 1 février 2022

Journée de la vie consacrée 2 février

Le dimanche 30 janvier 2022, à l'église paroissiale de Rochefort, a eu lieu une conférence de Carine Dequenne, de la communauté de l'Emmanuel, qui travaille à la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique à Rome.
Un conseil: démarrer à 1 min 38 et écoutez jusqu'à 1 heure et 20 secondes. 


lundi 17 janvier 2022

Divine Miséricorde

 


Je vous partage aujourd'hui douze paroles du Christ tirées du Petit Journal de Sainte Faustine, la grande apôtre de la Divine Miséricorde


Qui a confiance en ma miséricorde ne périra pas, car toutes ses affaires sont miennes et ses ennemis se briseront à mas pieds.


L'âme qui fait confiance à ma miséricorde est la plus heureuse, car je prends moi-même soin d'elle.

samedi 8 janvier 2022

Baptême du Seigneur


 La scène du baptême de Jésus est une théophanie, c'est-à-dire une manifestation de la divinité. Le mystère de la Sainte Trinité nous est révélé. Dans le ciel, la voix du Père éternel. Dans le Jourdain, le Fils de Dieu fait homme. Dans la colombe, le Saint-Esprit. C'est au début de sa vie publique, la révélation du mystère de Jésus: il est vrai Dieu et vrai homme, il est le Fils du Père, Dieu qui a assumé notre chair, et sur lui repose le Saint-Esprit.

dimanche 26 décembre 2021

Fuite en Egypte et massacre des innocents

 


Le lendemain de Noël, dans le rite byzantin, nous fêtons la Mère de Dieu, la Très Sainte Vierge Marie. Et le dimanche qui suit Noël, nous fêtons toute la famille humaine de Notre-Seigneur, en premier lieu Saint Joseph. Le récit de la fuite en Egypte et celui du massacre des innocents souligne la solidarité de Jésus avec les souffrances passées, présentes et à venir de son peuple. Pensons à l'extermination de millions d'Israélites lors de la seconde guerre mondiale. Pensons aussi à ce massacre des innocents que constitue la légalisation de l'IVG, sans juger qui que ce soit. Deux prophètes sont cités, Osée et Jérémie: d'Egypte, j'ai rappelé mon fils et Rachel (femme de Jacob, enterrée à Bethléem) pleure ses enfants. L'Ancien Testament avait prophétisé la fuite en Egypte et le massacre des innocents.

vendredi 17 décembre 2021

La Visitation (quatrième dimanche de l'avent C)


 Avec la visite à Nazareth de l'archange Gabriel, la Vierge Marie avait été élevée à l'éminente dignité de Mère de Dieu, de Mère du Sauveur promis depuis des siècles. Et que fit-elle alors? Elle partit en hâte rendre visite à sa vieille cousine et se mettre à son service, car elle était au sixième mois de sa grossesse. Marie fit cela simplement par humilité et par charité, nous donnant ainsi un exemple à suivre dans notre vie quotidienne. Et cela émerveillera Elisabeth qui s'écriera: Comment la Mère de mon Seigneur vient-elle jusqu'à moi?

mardi 12 octobre 2021

Le secret de la confession

 


Dans plusieurs pays, confrontés au problème des abus sexuels sur mineurs ou personnes vulnérables, certains veulent que le secret de la confession soit levé, dans ces cas, et que le confesseur dénonce le délinquant à la justice, sous peine d'être lui-même objet de poursuites judiciaires. Nous ne pouvons que dire non à de telles propositions.

samedi 25 septembre 2021

Homélie Dimanche 26 année B


Moïse avait reçu le Saint-Esprit pour remplir la mission que Dieu lui avait confiée pour le peuple juif. Dans la première lecture, nous avons entendu comment Dieu répandit aussi le Saint-Esprit sur 70 anciens et en fit des prophètes. Et à la fin de cette lecture, Moïse fit ce souhait: Ah! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes.