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samedi 24 octobre 2020
lundi 5 octobre 2020
jeudi 9 juillet 2020
Le virus de la peur
Sur un site italien,Stilum Curiae, on a publié récemment un petit dialogue imaginaire
entre deux démons ! C'est bien sûr inspiré par le célèbre
livre intitulé Tactique du diable, de l'anglican C. S. Lewis, publié
pendant la seconde guerre mondiale, un livre rempli de réflexions
profondes sur notre époque. On a dit que s'il y a eu le Covid19, il
y a eu plus encore le virus de la peur. C'est le moment de rappeler
la célèbre et historique parole de Saint Jean-Paul II :
« N'ayez pas peur ». Et de nos jours les propos de
Professeur Raoult : « Cessez d'avoir peur de cette
épidémie » vont dans le même sens. Voici du reste ce petit
dialogue qui peut nous faire réfléchir :
- Et comment as-tu fait pour amener autant d'âmes en enfer à l'époque ?
- Grâce à la peur
mercredi 24 juin 2020
Les changements dans l'Eglise
Dans la confusion bien compréhensible qui sévit actuellement, certains s'en prennent au pape actuel, puis à ses prédécesseurs immédiats, enfin au Concile Vatican II. Aussi pour élever le niveau du débat, je vous livre un texte sur les changements religieux, extrait du livre Le Précieux sang, publié en 1860 par Frédéric-William Faber. Faber est un anglican qui a d'abord rejeté la théologie calviniste puis a adhéré au Mouvement d'Oxford. Il se convertit enfin au catholicisme et devint un prêtre oratorien à Londres. Sa destinée le rapproche donc de Newman, récemment canonisé
Il en est des âges de la
vie humaine comme des diverses contrées du monde : chaque âge
a son esprit spécial, ses vertus spéciales, ses vices spéciaux ;
chaque âge a ses sciences, ses inventions, sa littérature, sa
politique, son développement ; chaque âge se croit distinct
des autres, et en cela il a raison ; il s'imagine être meilleur
que les autres, mais en cela il se trompe. Probablement, il ne vaut
ni plus ni moins que les autres. Quant à ce qui regarde les choses
essentielles, tous les âges sont à peu près sur le même niveau ;
mais chacun d'eux a sa manière d'être et demande à être traité
en conséquence. Telle est la raison pour laquelle l’Église paraît
agir différemment avec les différents âges. Dans un certain sens,
on peut dire que l’Église marche avec le monde. C'est dans le même
sens que l'on dit que le berger abandonne les brebis fidèles pour
aller à la recherche de celle qui erre loin du troupeau. Chaque âge
est une brebis errante séparée de Dieu, et il est du devoir de
l’Église de la chercher, de la ressaisir et de la lui ramener,
autant, toutefois, que cela est en son pouvoir. Nous ne devons pas
traiter légèrement cette différence des âges. Chacun d'eux
demande à être persuadé d'une manière particulière. Tous
trouvent dans la religion leurs difficultés propres, ont leurs
tentations propres, leurs folies spéciales. L'oeuvre de Dieu ne peut
jamais s'achever dans le cours d'un seul âge ; il faut le
recommencer dans l'âge suivant ; les raisons anciennes
deviennent inutiles, parce qu'elles cessent d'être convaincantes, et
les méthodes de l'âge passé ne conviennent plus, parce que les
choses ont changé. C'est pour cela que la théologie revêt des
aspects nouveaux, que les ordres religieux, d'abord florissants,
tombent ensuite en décadence, que la dévotion a ses modes et ses
vicissitudes, que les coutumes changent, que la discipline se
modifie, et que l’Église se place dans des relations différentes
vis-à-vis des gouvernements du monde.
samedi 13 juin 2020
Fête-Dieu
Pendant la traversée du désert et avant l'entrée dans la Terre promise, le peuple d'Israël recevait chaque jour du ciel la manne, une nourriture pour la route. Nous sommes nous aussi en route vers la Terre promise, et le Bon Dieu nous donne une nourriture pour avancer sur le chemin: l'eucharistie.
En la recevant, nous communions au Corps du Christ et au Sang du Christ. Nous communions au même Christ et c'est pourquoi nous sommes aussi unis les uns aux autres, dans l'unité du Corps mystique de Jésus-Christ. Par conséquent, un des fruits principaux de la communion est la charité fraternelle.
lundi 25 mai 2020
Homélie pour le dimanche des Pères (24 mai 2020)
Dans le rite byzantin, le dimanche après l'ascension commémore les 318 pères du concile de Nicée. Voici à ce sujet l'homélie prononcée à Chevetogne cette année par le P. Ugo Zanetti:
Les textes de
l’office n’ont cessé de louer les Pères de Nicée, dont nous
fêtons la mémoire aujourd’hui, d’avoir délivré l’Église de
l’hérésie d’Arius. C’est peut-être l’occasion pour nous de
nous interroger sur ce que signifie la foi au Christ, Fils de Dieu
fait homme, 2e personne de la Sainte Trinité, signifie
pour nous-mêmes et pour notre salut. Nous ne cessons de répéter,
dans le Credo, que « pour nous les hommes et pour notre salut, Il
descendit du ciel, Il a pris chair de la Vierge Marie et s’est fait
homme ». Et c’est bien sûr à partir de ce que Jésus lui-même
nous a révélé que l’Église peut l’affirmer.
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