samedi 29 juillet 2017

La parabole du filet jeté à la mer, homélie

La parabole du filet jeté à la mer rappelle celle de l'ivraie et du bon grain, que nous avons entendue dimanche dernier, puisqu'elle nous parle du jugement dernier qui aura lieu à la fin des temps : Ainsi en sera -t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise. On parle de fin du monde ou de fin des temps. Cette seconde expression est plus heureuse, car lorsqu'il reviendra dans sa gloire, Jésus ne détruira pas le monde mais le transformera, le transfigurera. Nous le disons dans le credo : il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts. Beaucoup de mystiques contemporains ont parlé de l'imminence du retour du Christ et du jugement. Pour les gens qui sont installés dans ce monde et qui ne vivent pas pour Dieu, c'est une nouvelle effrayante, catastrophique. Mais pour ceux qui vivent dans l'attente ardente du retour du Christ, c'est au contraire une très bonne nouvelle, qui les remplit de confiance et d'espérance. Décrivant ce jour du jugement, le prophète Habacuc disait déjà : Tu es sorti pour sauver ton peuple... Je frémis d'être là, d'attendre en silence le jour d'angoisse, qui se lèvera sur le peuple dressé contre nous... Je bondis de joie dans le Seigneur, j'exulte en Dieu, mon Sauveur.

samedi 22 juillet 2017

La parabole de l'ivraie, homélie

La parabole de l'ivraie n'offre guère de difficultés de compréhension, puisque Notre Seigneur lui même en a fourni l'explication, comme il l'avait déjà fait pour la parabole du semeur. Le semeur c'est Jésus, le Fils qui est venu en ce monde de la part du Père pour nous annoncer la Bonne Nouvelle. Le champ, c'est le monde. Le bon grain ce sont ceux qui ayant accueilli l’Évangile vivent dans la grâce de Dieu une vie d'amour de Dieu et du prochain. L'ivraie ce sont ceux qui vivent dans le péché, ceux qui, comme l'a dit l'ange qui est apparu aux trois bergers de Fatima, ne croient pas , n'adorent pas, n'espèrent pas et n'aiment pas Dieu. Au lieu d'être les enfants de Dieu, ils sont les fils du diable. La moisson c'est la fin des temps, quand Jésus apparaîtra dans sa gloire, et les moissonneurs ce sont les anges qui escorteront le Christ lorsqu'il reviendra.

vendredi 9 juin 2017

Dimanche de la Trinité homélie

Souvent nous devrions remercier le Seigneur dans notre prière de nous avoir faits chrétiens, de nous avoir donné la foi catholique, la connaissance de Dieu et de son mystère trinitaire. Oui, quel Dieu magnifique est le Dieu en lequel nous croyons : Dieu unique en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
Dans la première lecture, Dieu se révèle comme un Dieu tendre et miséricordieux. Dieu avait dit, la première fois qu'il était apparu à Moïse, qu'il était Celui qui est. Cela veut dire que Dieu est le seul être qui existe par lui-même, qui soit éternel. Nous, nous existons parce que nous avons été créés, parce que nous avons été désirés par Dieu, parce que nous sommes aimés de Dieu. Dieu est non seulement l'être éternel, que nous devons adorer, mais il est aussi l'amour éternel, que nous devons aimer en retour et en qui nous devons avoir une totale confiance.
C'est ce que saint Jean nous dit dans l'évangile : Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique. A l'origine, Dieu avait créé l'homme pour qu'il soit heureux sur la terre et qu'ensuite il jouisse de Dieu dans l'éternité. Mais l'homme a désobéi et s'est détourné de l'amitié divine. Le péché est entré dans le monde et avec lui la souffrance et la mort. Mais Dieu n'a pas rejeté l'homme. Il a envoyé son Fils, comme Sauveur, afin que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais obtienne la vie éternelle.

lundi 5 juin 2017

Satan, mythe ou réalité

Saint Michel archange
Dans le journal espagnol El Mundo, a paru il y a quelque temps une interview du nouveau général des jésuites. Le « pape noir », vers la fin, dit cette chose troublante : « Hemos hecho figuras simbólicas, como el diablo, para expresar el mal ». Si je comprends bien, le diable serait une invention humaine pour symboliser le mal. Peut-être s'est-il mal exprimé et des rectifications vont-elles être apportées dans les jours qui viennent. Peut-être au contraire n'y aura-t-il aucune réaction de ceux qui sont chargés de défendre le dépôt de la foi. Quoi qu'il en soit, de tels propos sont contraires à la Sainte Écriture et à la tradition de l’Église. Que signifient encore les exercices spirituels de saint Ignace, qui nous aident à discerner entre les pensées qui viennent du Saint-Esprit et celles qui viennent du démon ? Que signifient les homélies du pape François qui régulièrement nous parlent du diable et de ses ruses ?
Pour mieux comprendre les signes des temps et avoir une perception plus juste de l'histoire de l’Église à notre époque, dans sa dimension surnaturelle et invisible, je voudrais rappeler trois faits.

samedi 27 mai 2017

Dimanche après l'ascension homélie

Le soir du Jeudi-Saint, Jésus quitta le cénacle pour se rendre au jardin des oliviers. A un moment donné, il s'arrêta sur le chemin, et, levant les yeux au ciel, il pria son Père. C’est ce qu'on appelle la prière sacerdotale de Jésus, dont on vient de nous lire le début dans l'évangile de ce jour.
Jésus voit déjà plus loin que les souffrances de sa passion qui va commencer dans quelques instants avec son agonie au jardin des oliviers. Il voit déjà la gloire qui sera la sienne, sa résurrection et son ascension auprès du Père. Cette glorification à venir, Jésus la demande, à son Père, comme s'il disait ceci : puisque j'ai accompli sur la terre l’œuvre pour laquelle tu m'as envoyé, il faut maintenant que je sois récompensé, par la glorification de cette nature humaine que j'ai prise en descendant dans le monde des hommes. Jésus demande la gloire du ciel pour son humanité à lui, mais aussi pour toute l'humanité, pour nous tous.

mercredi 24 mai 2017

Paroles de connaissance

Hier, j'ai participé à une réunion de prière charismatique dans la petite ville voisine de Rochefort, le groupe Paix et miséricorde.
Je vous partage quelques paroles de connaissance que nous avons reçues:
"C'est dans la douceur et la tendresse que je rebâtirai mon Eglise afin qu'elle rayonne sur toute la terre. Je vous aime mes enfants car vous êtes un petit morceau de mon Eglise"
"Vous allez être renouvelés entièrement. Est-ce que vous acceptez cette puissance gigantesque?"
"Sois parfait comme je le suis. Abandonne et tu verras ma Gloire"
"Dans mes plaies qui sont des portes de guérison, vous pouvez tout déposer"
"Vous avez toutes les armes pour combattre contre les attaques du malin"
"Par le chant en langues vous entrez déjà dans l'éternité bienheureuse"
"Loue, mon enfant, et tu seras surprise"

samedi 6 mai 2017

Marthe Robin et les élections françaises

Demain, c'est le second tour des élections présidentielles en France. Les catholiques sont divisés face à ce choix crucial. Certains vont voter blanc, car aucun des deux candidats ne leur convient totalement. D'autres voteront pour le moins mauvais, et cela à contre cœur. Quoi qu'il en soit le désarroi est grand. Des temps encore plus difficiles s'annoncent, avec le risque réel d'une bipolarisation encore plus grande. C'est là le grand point faible d'un système dans lequel un pays se coupe en deux à chaque échéance électorale. Le système ne donne en effet aucune garantie que le meilleur gagne nécessairement. C'est probablement le contraire qui arrive le plus souvent. Les forces d'argent et les forces médiatiques sont souvent plus puissantes que le bon sens et le discernement.
Marthe Robin avait pressenti cela depuis longtemps. Aussi il me semble intéressant de vous rapporter ce qu'elle a dit à deux reprises sur ce sujet. Ces paroles nous poussent dans deux directions : celle du réalisme face à la décadence politique actuelle, et en même temps une formidable espérance pour l'avenir.

Au Père Yannick Bonnet qui, en avril 1973, était allé voir Marthe Robin pour lui demander son
avis sur la dégradation sociale et morale de la France, elle a dit :
Ce n'est rien à côté de ce qui va arriver. Vous n'imaginez pas jusqu'où l'on descendra ! Mais
le renouveau sera extraordinaire, comme une balle qui rebondit ! Non, cela rebondira
beaucoup plus vite et beaucoup plus haut qu'une balle !

Elle avait dit, trente ans auparavant, au Père Finet, le co-fondateur des Foyers de Charité, en
1936 :
La France tombera très bas, plus bas que les autres nations, à cause de son orgueil et des
mauvais chefs qu'elle se sera choisis. Elle aura le nez dans la poussière. Alors elle criera vers
Dieu, et c'est la Sainte Vierge qui viendra la sauver. Elle retrouvera sa mission de fille aînée de
l’Église et enverra à nouveau des missionnaires dans le monde entier.