La
parabole du filet jeté à la mer rappelle celle de l'ivraie et du
bon grain, que nous avons entendue dimanche dernier, puisqu'elle nous
parle du jugement dernier qui aura lieu à la fin des temps :
Ainsi en sera -t-il à la fin du monde : les anges sortiront
pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront
dans la fournaise. On parle de
fin du monde ou de fin des temps. Cette seconde expression est plus
heureuse, car lorsqu'il reviendra dans sa gloire, Jésus ne détruira
pas le monde mais le transformera, le transfigurera. Nous le disons
dans le credo : il reviendra dans la gloire pour juger les
vivants et les morts. Beaucoup de mystiques contemporains ont parlé
de l'imminence du retour du Christ et du jugement. Pour les gens qui
sont installés dans ce monde et qui ne vivent pas pour Dieu, c'est
une nouvelle effrayante, catastrophique. Mais pour ceux qui vivent
dans l'attente ardente du retour du Christ, c'est au contraire une
très bonne nouvelle, qui les remplit de confiance et d'espérance.
Décrivant ce jour du jugement, le prophète Habacuc disait déjà :
Tu es sorti pour sauver ton peuple... Je frémis d'être
là, d'attendre en silence le jour d'angoisse, qui se lèvera sur le
peuple dressé contre nous... Je bondis de joie dans le Seigneur,
j'exulte en Dieu, mon Sauveur.
Articles, conférences, homélies Pour me contacter facilement mon mail est: monachev@yahoo.fr
samedi 29 juillet 2017
samedi 22 juillet 2017
La parabole de l'ivraie, homélie
La
parabole de l'ivraie n'offre guère de difficultés de compréhension,
puisque Notre Seigneur lui même en a fourni l'explication, comme il
l'avait déjà fait pour la parabole du semeur. Le semeur c'est
Jésus, le Fils qui est venu en ce monde de la part du Père pour
nous annoncer la Bonne Nouvelle. Le champ, c'est le monde. Le bon
grain ce sont ceux qui ayant accueilli l’Évangile vivent dans la
grâce de Dieu une vie d'amour de Dieu et du prochain. L'ivraie ce
sont ceux qui vivent dans le péché, ceux qui, comme l'a dit l'ange
qui est apparu aux trois bergers de Fatima, ne croient pas ,
n'adorent pas, n'espèrent pas et n'aiment pas Dieu. Au lieu d'être
les enfants de Dieu, ils sont les fils du diable. La moisson c'est la
fin des temps, quand Jésus apparaîtra dans sa gloire, et les
moissonneurs ce sont les anges qui escorteront le Christ lorsqu'il
reviendra.
vendredi 9 juin 2017
Dimanche de la Trinité homélie
Souvent
nous devrions remercier le Seigneur dans notre prière de nous avoir
faits chrétiens, de nous avoir donné la foi catholique, la
connaissance de Dieu et de son mystère trinitaire. Oui, quel Dieu
magnifique est le Dieu en lequel nous croyons : Dieu unique en
trois personnes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
Dans
la première lecture, Dieu se révèle comme un Dieu tendre et
miséricordieux. Dieu avait dit, la première fois qu'il était
apparu à Moïse, qu'il était Celui qui est. Cela veut dire que Dieu
est le seul être qui existe par lui-même, qui soit éternel. Nous,
nous existons parce que nous avons été créés, parce que nous
avons été désirés par Dieu, parce que nous sommes aimés de Dieu.
Dieu est non seulement l'être éternel, que nous devons adorer, mais
il est aussi l'amour éternel, que nous devons aimer en retour et en
qui nous devons avoir une totale confiance.
C'est
ce que saint Jean nous dit dans l'évangile : Dieu a tant aimé
le monde qu'il a donné son Fils unique. A l'origine, Dieu avait créé
l'homme pour qu'il soit heureux sur la terre et qu'ensuite il jouisse
de Dieu dans l'éternité. Mais l'homme a désobéi et s'est détourné
de l'amitié divine. Le péché est entré dans le monde et avec lui
la souffrance et la mort. Mais Dieu n'a pas rejeté l'homme. Il a
envoyé son Fils, comme Sauveur, afin que tout homme qui croit en lui
ne périsse pas mais obtienne la vie éternelle.
lundi 5 juin 2017
Satan, mythe ou réalité
![]() |
| Saint Michel archange |
Dans le journal espagnol El Mundo, a paru il y a quelque temps une
interview du nouveau général des jésuites. Le « pape noir »,
vers la fin, dit cette chose troublante : « Hemos hecho
figuras simbólicas, como el diablo, para expresar el mal ». Si
je comprends bien, le diable serait une invention humaine pour
symboliser le mal. Peut-être s'est-il mal exprimé et des
rectifications vont-elles être apportées dans les jours qui
viennent. Peut-être au contraire n'y aura-t-il aucune réaction de
ceux qui sont chargés de défendre le dépôt de la foi. Quoi qu'il
en soit, de tels propos sont contraires à la Sainte Écriture et à
la tradition de l’Église. Que signifient encore les exercices
spirituels de saint Ignace, qui nous aident à discerner entre les
pensées qui viennent du Saint-Esprit et celles qui viennent du
démon ? Que signifient les homélies du pape François qui
régulièrement nous parlent du diable et de ses ruses ?
Pour
mieux comprendre les signes des temps et avoir une perception plus
juste de l'histoire de l’Église à notre époque, dans sa
dimension surnaturelle et invisible, je voudrais rappeler trois
faits.
samedi 27 mai 2017
Dimanche après l'ascension homélie
Le
soir du Jeudi-Saint, Jésus quitta le cénacle pour se rendre au
jardin des oliviers. A un moment donné, il s'arrêta sur le chemin,
et, levant les yeux au ciel, il pria son Père. C’est ce qu'on
appelle la prière sacerdotale de Jésus, dont on vient de nous lire
le début dans l'évangile de ce jour.
Jésus
voit déjà plus loin que les souffrances de sa passion qui va
commencer dans quelques instants avec son agonie au jardin des
oliviers. Il voit déjà la gloire qui sera la sienne, sa
résurrection et son ascension auprès du Père. Cette glorification
à venir, Jésus la demande, à son Père, comme s'il disait ceci :
puisque j'ai accompli sur la terre l’œuvre pour laquelle tu m'as
envoyé, il faut maintenant que je sois récompensé, par la
glorification de cette nature humaine que j'ai prise en descendant
dans le monde des hommes. Jésus demande la gloire du ciel pour son
humanité à lui, mais aussi pour toute l'humanité, pour nous tous.
mercredi 24 mai 2017
Paroles de connaissance
Hier, j'ai participé à une réunion de prière charismatique dans la petite ville voisine de Rochefort, le groupe Paix et miséricorde.
Je vous partage quelques paroles de connaissance que nous avons reçues:
"C'est dans la douceur et la tendresse que je rebâtirai mon Eglise afin qu'elle rayonne sur toute la terre. Je vous aime mes enfants car vous êtes un petit morceau de mon Eglise"
"Vous allez être renouvelés entièrement. Est-ce que vous acceptez cette puissance gigantesque?"
"Sois parfait comme je le suis. Abandonne et tu verras ma Gloire"
"Dans mes plaies qui sont des portes de guérison, vous pouvez tout déposer"
"Vous avez toutes les armes pour combattre contre les attaques du malin"
"Par le chant en langues vous entrez déjà dans l'éternité bienheureuse"
"Loue, mon enfant, et tu seras surprise"
Je vous partage quelques paroles de connaissance que nous avons reçues:
"C'est dans la douceur et la tendresse que je rebâtirai mon Eglise afin qu'elle rayonne sur toute la terre. Je vous aime mes enfants car vous êtes un petit morceau de mon Eglise"
"Vous allez être renouvelés entièrement. Est-ce que vous acceptez cette puissance gigantesque?"
"Sois parfait comme je le suis. Abandonne et tu verras ma Gloire"
"Dans mes plaies qui sont des portes de guérison, vous pouvez tout déposer"
"Vous avez toutes les armes pour combattre contre les attaques du malin"
"Par le chant en langues vous entrez déjà dans l'éternité bienheureuse"
"Loue, mon enfant, et tu seras surprise"
samedi 6 mai 2017
Marthe Robin et les élections françaises
Demain,
c'est le second tour des élections présidentielles en France. Les
catholiques sont divisés face à ce choix crucial. Certains vont
voter blanc, car aucun des deux candidats ne leur convient
totalement. D'autres voteront pour le moins mauvais, et cela à
contre cœur. Quoi qu'il en soit le désarroi est grand. Des temps
encore plus difficiles s'annoncent, avec le risque réel d'une
bipolarisation encore plus grande. C'est là le grand point faible
d'un système dans lequel un pays se coupe en deux à chaque échéance
électorale. Le système ne donne en effet aucune garantie que le
meilleur gagne nécessairement. C'est probablement le contraire qui
arrive le plus souvent. Les forces d'argent et les forces médiatiques
sont souvent plus puissantes que le bon sens et le discernement.
Marthe
Robin avait pressenti cela depuis longtemps. Aussi il me semble
intéressant de vous rapporter ce qu'elle a dit à deux reprises sur
ce sujet. Ces paroles nous poussent dans deux directions : celle
du réalisme face à la décadence politique actuelle, et en même
temps une formidable espérance pour l'avenir.
Au
Père Yannick Bonnet qui, en avril 1973, était allé voir Marthe
Robin pour lui demander son
avis
sur la dégradation sociale et morale de la France, elle a dit :
Ce
n'est rien à côté de ce qui va arriver. Vous n'imaginez pas
jusqu'où l'on descendra ! Mais
le
renouveau sera extraordinaire, comme une balle qui rebondit ! Non,
cela rebondira
beaucoup
plus vite et beaucoup plus haut qu'une balle !
Elle
avait dit, trente ans auparavant, au Père Finet, le co-fondateur des
Foyers de Charité, en
1936
:
La
France tombera très bas, plus bas que les autres nations, à cause
de son orgueil et des
mauvais
chefs qu'elle se sera choisis. Elle aura le nez dans la poussière.
Alors elle criera vers
Dieu,
et c'est la Sainte Vierge qui viendra la sauver. Elle retrouvera sa
mission de fille aînée de
l’Église
et enverra à nouveau des missionnaires dans le monde entier.
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